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En réponse à différents articles parus à propos des risques cancérogènes liés au métier de coiffeur, la Fédération Nationale de la Coiffure a souhaité apporter certaines précisions. Une intervention liée au constat d’un groupe d’experts du CIRC (Centre international de recherche sur le Cancer) sur un risque accru de cancer, notamment de la vessie chez les coiffeurs hommes, et qui conclut que ces expositions sont « probablement cancérogènes pour l’homme » (classification du métier en « Groupe 2A »).Â
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 Toutefois, si ces études font apparaître un lien entre l’exercice de la profession de coiffeur et le risque de développer un cancer, aucune étude n’a fait le lien entre ce risque et un ingrédient particulier. Aussi, les conclusions du CIRC, qui classent le métier de la coiffure dans le groupe 2A, sont fondées essentiellement sur l’augmentation des cancers de la vessie de la population masculine, augmentation qui semble exister uniquement dans les populations exposées il y a de nombreuses années. Ceci étant probablement lié à l’utilisation, à l’époque, de brillantine à base d’amines aromatiques (dont l’usage de certaines n’est plus autorisé dans les produits cosmétiques aujourd’hui). L’augmentation des autres cancers est elle, beaucoup plus discutée et ne justifie, à l’heure actuelle, d’aucune conclusion sensée.
Si le risque ne peut être écarté, il ne peut non plus être démontré.
« En conclusion et compte tenu de l’impossibilité d’écarter tout risque de cancer, nous nous devons d’appliquer le principe de précaution et de recommander toutes les bonnes pratiques relatives à la prévention et en particulier le port de gants ».
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Soucieuse de la santé des chefs d’entreprise et de leurs collaborateurs, la FNC a, ces
dernières années, participé à une campagne de sensibilisation des salariés et des chefs d’entreprise de coiffure, alerté les pouvoirs publics sur la nécessité d’une surveillance médicale renforcée des salariés du secteur, qui devront se soumettre à une visite médicale annuelle. Enfin, elle a informé les chefs d’entreprise des moyens de prévention et des bonnes pratiques à mettre en place dans leur établissement en relayant la dernière campagne de prévention « La coiffure & votre santé » (plaquette téléchargeable sur www.fnc.fr).
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Elle recommande également en sus de la mise en oeuvre des bonnes pratiques :
l’intégration dans le document unique d’évaluation des risques, des moyens de
prévention (gants, savons et crèmes) effectivement mis en oeuvre dans l’entreprise,
la mise en place d’un règlement intérieur qui permet à l’employeur d’une part, d’éviter la reconnaissance de la faute inexcusable, d’autre part, de sanctionner les collaborateurs qui refuseraient d’utiliser les
moyens de prévention mis à leur disposition.
La FNC rappelle enfin l’importance qu’elle accorde à l’obtention de diplômes (CAP, Certificat d’Aptitude professionnelle et/ou BP Brevet professionnelle) lors de l’installation. Chaque salon devant avoir en permanence dans ses effectifs, selon la réglementation, un titulaire du BP, du Brevet de Maîtrise ou d’un titre équivalent. De même et à titre d’exemple, alors que le CAP suffit pour s’installer à domicile, une réglementation existe pour limiter l’utilisation de certains produits techniques à domicile si le coiffeur n’est pas titulaire du BP, c’est le cas notamment de certains produits de permanente et de défrisage.
« Nous réaffirmons notre attachement à cette réglementation indispensable
pour garantir à la fois la bonne utilisation des produits professionnels et la mise en
oeuvre de bonnes pratiques au service de la santé et la sécurité des professionnels et de leurs clients » www.coiffure-metier.com
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