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Coiffeur, une profession en danger ?

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Parmi les moins de 40 ans, une personne sur deux est un jeune motivé, qui veut exercer son métier avec passion. Signal d’alarme: passé la quarantaine, 30 % d’entre eux ne souhaitent plus reprendre ou créer leur entreprise. Ils se rendent compte à quel
point la gestion administrative d’un salon de coiffure est complexe et accaparante, notamment la gestion du personnel (temps de travail, 35 heures, charges salariales) ainsi que la rentabilité (rapport qualité / prix). Une réalité qui fait pourtant
partie intégrante du quotidien d’un chef d’entreprise, qu’il soit propriétaire d’un salon de coiffure ou de toute autre commerce d’artisanat.
photo Hairdreams

La formation aux métiers de la coiffure, un réel danger ?
Aujourd’hui, la formation coiffure initiale est inadaptĂ©e et insuffisante pour accĂ©der au mĂ©tier de chef d’entreprise dans le secteur de la coiffure. Les jeunes, parfois en Ă©chec scolaire, prĂ©fèrent l’environnement du salon de coiffure (le terrain) Ă  celui de
l’Ă©cole (la thĂ©orie). Or, la formation actuelle propose l’inverse : elle rĂ©intègre immĂ©diatement le jeune dans le système scolaire.
Conséquences :
- 30 % d’abandon direct en 1ère annĂ©e de CAP (source CNEC)
- 1/3 des chefs d’entreprises rencontrent des problèmes de recrutement.
80 % d’entre eux accordent au recrutement d’employés efficaces et compétents une très grande et même une extrême importance. La motivation des apprentis reste
également un critère à surveiller de près.
Par ailleurs, la mise en place et l’application des 35 heures au sein des salons de coiffure en France a eu un impact négatif sur la formation pour les chefs d’entreprises à 44 %.
Parallèlement, les jeunes qui se forment aujourd’hui au mĂ©tier de coiffeur souhaitent avoir leur propre entreprise et apprendre un mĂ©tier. Ce sont de futurs professionnels. Pour les + de 40 ans, c’est-Ă -dire les chefs d’entreprises qui se sont lancĂ©s il y a 20 ans dans la coiffure, la formation Ă  la gestion d’une entreprise n’était pas nĂ©cessaire. La tenue d’une entreprise et de ses salariĂ©s Ă©tait moins complexe. Le mĂ©tier de chef d’entreprise a aujourd’hui radicalement changĂ© et freine l’engagement d’une
majorité des plus de 40 ans. Le discours et les procédures concernant la gestion d’une entreprise doivent être simplifiés.
Pour assurer l’avenir et la pĂ©rennitĂ© du mĂ©tier de la coiffure, il est indispensable que les structures de formation s’adaptent Ă  ce postulat, d’oĂą l’importance de la formation initiale pour les chefs d’entreprises.
Une demande des clientes en adéquation avec les préoccupations des coiffeurs
Les attentes et les exigences des consommatrices en matière de services, d’horaires et notamment de prix rejoignent les préoccupations des coiffeurs. Ces exigences mettent les chefs d’entreprises en difficulté. De plus, les quelques 20 000 entrepreneurs qui partiront en retraite dans les 5 ans à venir ne trouvent pas, aujourd’hui, de successeurs. C’est la conséquence de ces 30 % de moins de 40 ans qui, découragés par
la gestion administrative, ne souhaitent pas reprendre ou
créer une entreprise de coiffure.
Parallèlement, de nouvelles formes d’exercice du métier, comme par exemple la coiffure à domicile, émergent depuis quelques années impliquant de nouveaux enjeux et une nouvelle concurrence pour ces chefs d’entreprises dont le métier et le secteur d’activité est en pleine mutation.
Sans reprise des entreprises, sans résolution des problèmes de gestion, de taux de charges, de gestion des salariés : quel sera l’avenir des entreprises de coiffure demain ?

 

 

 

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